Entrée en bourse de Facebook: Pourquoi nous devons attendre

 

Certains signes méritent notre attention !

La prochaine entrée en bourse de Facebook (FB) est la plus grosse entrée en bourse dans le secteur internet depuis Google (GOOG) en 2004. Il y a même des actions qui sont prévues pour les petits porteurs.

Cependant, cela ne va pas être facile de récupérer les miettes. Les compagnies qui entrent en bourse, distribuent habituellement la plupart des actions aux grandes banques, qui elles mêmes revendent la majorité d’entre elles à leurs plus gros clients (grandes compagnies…). Selon le New York Times, quand Facebook va entrer en bourse vendredi 18 mai, seulement 20 a 25 % de l’offre sera disponible aux petits porteurs via les brokers. La remise habituelle pour les brokers étant de 15%.

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La premier signe révélant les intentions de Facebook est venu jeudi dernier dans un prospectus d’entrée en bourse, qui a ajouté E-Trade Financial (ETFC) à une liste de 33 revendeurs avec en tête les suspects habituels que sont J.P. Morgan Chase (JPM), le fameux Goldman Sachs (GS), et Morgan Stanley (MS). Des brokers en ligne comme Charles Schwab (SCHW) et TD Ameritrade (AMTD), vont certainement offrir des actions à l’achat à leurs clients également, selon The Wall Street Journal.

Aussi, la question pour la plupart des petits porteurs va t’elle se poser: doivent-ils acheter des actions après la « hype » du premier jour ? De toute façon le plus gros des gains a déjà été fait par les cadres dirigeant de Facebook comme Mark Zuckerberg pour ne pas le nommer; et toute la flopée de gros investisseurs  (parmi eux les grandes banques citées plus haut…). Les investisseurs lambdas (dont nous faisons parti) devront attendre le vendredi 18 mai 2012 à 11h (Eastern Time, heure de New York; donc 17h, heure de Paris) pour avoir l’opportunité de se positionner.

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Le nombre d’actions disponibles pour l’investisseur moyen, estimé à $38, va être limité, et la plupart des brokers vont mettre en place des restrictions sur les ventes. E-Trade, en l’occurrence, demande aux potentiels acheteurs de répondre à une sorte de test de QI financier sur leurs revenues, leur expérience en tant qu’investisseur et leurs objectifs. Si ils arrivent à passer le test, ils pourraient passer un ordre d’achat conditionnel pour des actions à un prix maximum. D’autres brokers pourraient demander d’avoir un montant minimum sur leur compte d’investissement afin de participer à l’entrée en bourse, ou un achat minimum d’un certain nombre d’actions Facebook.

Le petit porteur peut aussi etre exposé à Facebook à travers un de ces nombreux fonds de pension qui possèdent déjà des actions Facebook à un prix « avant d’entrée en bourse », ou qui vont avoir la possibilité d’acheter des actions au prix de l’entrée en bourse. Cela inclue T. Rowe (TROW) Price Growth Stock fund; Morgan Stanley Focus Growth Fund, et quelques 30 fonds de pension différents offerts par Fidelity.

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L’anticipation au sujet de la plus grosse entrée en bourse du secteur internet (et deuxième plus grosse entrée en bourse de tous les temps après Visa (V) va devenir contagieuse. Aux Etats-Unis le « road show » a plus qu’été couvert par les medias – un « road show » qui d’ailleurs n’apporte pas plus d’informations que le prospectus distribué.

Nous menant donc au « road show » qui a commencé lundi dernier, les plus grosses spéculations étant l’apparition ou non de Zuckerberg, et si il allait porter un costume plutôt que son traditionnel sweat à capuche. (Il est bien apparu, tout du moins à New York, mais il ne portait pas de costume). Quelles spéculations !

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Aussi, va t’il être facile pour les investisseurs d’être embarqué dans la « hype ».  Après tout, presque 1 milliard de personnes sont enregistrés en tant qu’utilisateurs sur le réseau social. La plupart des gens savent ce qu’est Facebook, et surtout la plupart l’utilisent.

Je ne suis pas conseiller financier, mais les petits porteurs devraient éviter le premier jour de folie et plutôt attendre et regarder comment l’action Facebook s’échange sur le marché et si elle est capable de maintenir sa surévaluation. Même l’oracle d’Omaha, notre ami Warren Buffett, a dit qu’il n’investirait pas dans Facebook.  Par contre il faut noter que M. Buffett est allergique au fait d’investir dans des « IPOs » (entrées en bourse).

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Du côté « bullish » (on va dire positif), un analyste de Wall Street, Arvind Bhatia qui travaille pour Sterne Agee, un des premiers à commenter l’action Facebook, à assigner, lundi dernier, un « buy rating » (il conseil d’acheter) à l’action, et un « price target » (un objectif) de $45.

« Comme Google l’a fait moins de 10 ans auparavant, nous pensons que Facebook est en train de changer les règles du marché mondial de la publicité sur internet. » a écrit Bhatia dans son rapport.

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Voici quelques mauvais signes que les investisseurs devrait prendre en considération avant de faire le grand saut:

1) Zuckerberg va continuer à diriger Facebook d’une main de fer. Apres l’entrée en bourse, il contrôlera environ 57,3% du pouvoir de vote sur le montant colossal des actions Facebook. C’est une dictature Zuckerberg, et donc tout repose sur les épaules du dirigeant de 27 ans.

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2) Le taux de croissance des revenues de Facebook a commencé à ralentir dans le premier trimestre. Pendant que les revenues à hauteur d’un milliard dans le premier trimestre  continuent à croître, son taux de croissance a légèrement ralenti à 45%, contre 55% dans le trimestre précédent.

3) Des revenus irréguliers. Rick Summer de chez Morningstar a prédit dans un rapport datant de février que « même si nous sommes « bullish » sur l’action Facebook, nous pensons que la croissance des revenues de Facebook va être très volatile, ce qui peut se traduire par un prix de l’action lui aussi très volatile. » a écrit Summer. « Même en regardant l’historique de la croissance des revenues par semestre, le manque de régularité est flagrant. »

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4) Facebook n’est pas encore très répandu sur les appareils mobiles, et en particulier sur les smart phones, contrairement aux PCs. L’acquisition d’Instagram (1 milliard de dollars), une application de partage de photos, était une indication que le marché du mobile était son talon d’Achille. En mars dernier, Facebook avait 488 millions d’utilisateurs de son produit pour les mobiles, au vue de son rapport réglementaire le plus récent.

Bhatia de chez Sterne Agee pense que le marché du mobile deviendra un « secteur de croissance notable, sur le long terme, pour Facebook, mais avec quelques challenges » a t’il écrit. « Par exemple, ce n’est pas clair, à l’heure actuelle, si la croissance de la publicité sur les mobiles va se rajouter ou au contraire cannibaliser la publicité sur le site internet de Facebook. »

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5) En même temps que de jeunes startups se développent et deviennent des menaces pour la dominance de Facebook dans les réseaux sociaux, cette dernière peut utiliser ses liquidités et la vente de ses actions pour les acquérir. Les analystes ont spéculé, basés sur la récente acquisition d’Instagram, que ce n’était pas impossible que Facebook, qui pour l’instant n’a pas encore un long historique d’acquisitions, pourrait aussi se porter acquéreur d’autres startups au développement rapide, comme Pinterest ou Tumblr par exemple.

Ce sont certains points à regarder attentivement alors que Facebook va entrer en bourse dans quelques heures. Peut être que la chanson adéquate pour les plus bearish d’entre nous (ceux qui pensent que l’action Facebook ne va pas être une si bonne affaire que ça et qu’il vaut mieux attendre, voire ne pas acheter du tout) pendant l’entrée en bourse la plus attendue de ces dernières années, pourrait être le hit de Public Enemy « Don’t Believe the Hype » (en gros: Ne croyez pas tout ce qu’on vous dit (la tendance)).

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Remarques:

Avez-vous entendu que les dirigeants de Facebook n’ont pas d’explication, pour la baisse des revenues durant le premier trimestre de cette année, autre que la saisonnalité ?

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Avez vous déjà considéré que le taux de croissance de Facebook, bien qu’étant toujours exceptionnel à 33% d’une année sur l’autre, est en train de ralentir ? Ou que la compagnie reconnait que 5% de ses utilisateurs sont probablement des faux utilisateurs ?

Vous a t’on mentionné que Groupon Inc. (GRPN) (autre entrée en bourse importante et récente du secteur internet) se vend, en ce moment, pour environ la moitié du prix de l’action lors de son entrée en bourse, qui a eu lieu en juillet 2011 ?

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Et vous qu’en pensez-vous ? Allez-vous acheter des actions Facebook ? Que possédez-vous comme actions dans votre portfolio ? Quelle est votre stratégie ?

D’après les articles suivant en anglais: http://articles.marketwatch.com/2012-05-10/commentary/31642646_1_facebook-shares-chief-executive-mark-zuckerberg-facebook-ipo/2 et http://articles.marketwatch.com/2012-05-09/commentary/31627684_1_facebook-shares-ipo-price-facebook-management


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